À propos

Bienvenue sur la page du cornichon français "Le P'tit Vert du Nord", vous trouverez ci-dessous toutes les informations sur ce cornichon de la grande école française ! Bonne lecture ! 

C'est l'histoire d'un mec

Le grand-père, Michel MAGNIEZ (1926-2011)
Le grand-père, Michel MAGNIEZ (1926-2011)

Je m'appelle Julien MAGNIEZ, millésime 1987, et je suis la quatrième génération à reprendre le domaine familial de Landrethun-les-Ardres, dans le Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, tout là-haut, dans le Pas-de-Calais, attention, un pas de plus vers le Nord ou presque, et vous tombez dans la Manche... Plus d'infos ci-dessous !

Les cornichons "Le P'tit Vert du Nord" sont ma culture "signature", par ailleurs, nous produisons une quarantaine de fruits et légumes différents, tout tournant autour des choses les plus goûteuses ! Pour jeter un oeil sur ça, cliquez sur ce lien ci-dessous.

En France, on n'a pas de pétrole mais on a des (sacrées) idées. 

Il y a 5-6 ans, je me suis dit que si je reprenais un jour le minuscule domaine agricole familial à Landrethun-les-Ardres, je ferais des cornichons. Nous en mettions toujours quelques pieds au potager pour nous, courrions après eux, le fruit grossissant trop vite pour des gens fort occupés en pleine saison, nous faisions nos quelques pots pour accompagner une tardine de pain, beurre, lard fumé cuit de chez Monsieur LECOCQ à Ardres (aujourd'hui LECLERCQ, mais toujours la même recette ancestrale) ou les raclettes hivernales. 

Aujourd'hui, j'ai repris le domaine en 2016 (voir le site www.mijbecte.fr ), et la première chose que j'ai mise en production était donc... des cornichons ! Alors bien-sûr, qu'en j'en ai causé avec les parents, ils m'ont d'abord ri au nez - propre des discussions cordiales entre générations à la campagne : "Déjà qu'avec 5 pieds, nous n'arrivions pas à suivre, alors 1200 pieds la première année, comment tu vas faire?". 

Je dois l'avouer, j'ai couru... (je remercie d'ailleurs toute l'équipe de la fantastique radio FIP- sauf l'équipe du flash info toujours anxiogène, ceux-là peuvent toujours courir- d'avoir accompagné avec brio mes longues soirées et nuits, un gros pot de cornichons spécialement pour vous, vous attend au domaine dès septembre 2017!).  Et je comprends d'un côté pourquoi toute la production a été délocalisée en Inde. Pour des raisons de coûts, certes, mais pour une raison simple : il faut être un peu frappadingue pour le cultiver - pour le cultiver dans les règles de l'art -, et pour le récolter. La plante pousse à une vitesse folle, son fruit, exactement de la même couleur que ses feuilles, joue à cache-cache avec vous, s'il gagne la partie un jour, vous le retrouverez métamorphosé en...concombre, son cousin germain, le lendemain ou surlendemain. 

D'une très grande sensibilité aux intempéries,  la plante n'aime pas trop l'humidité, qui favorise certaines maladies du feuillage, mais en même temps, elle aime avoir assez d'eau à ses pieds. 

En un mot, cette belle plante, du moins dans ses variantes les plus intéressantes pour notre usage, les variétés traditionnelles françaises, est une vraie diva! Mais c'est pour ça qu'elle me plaît, bien entendu, toujours la même histoire... 

On peut chercher à réduire les difficultés, utilisation de variétés modernes sélectionnées en laboratoire, résistantes aux maladies, utilisations de pesticides chimiques, variétés qui n'ont pas besoin d'être pollénisées par les abeilles, et récoltes par des équipes de coopératives de travailleurs étrangers low-cost. J'ai choisi la voie la plus ardue, mais aussi la plus élégante, à contre-pied de tout ça, pour relancer LE cornichon français, le petit vinaigré qui vient se combiner avec le gras et la matière d'une charcuterie, d'un fromage, d'un gros plat en sauce, provenant tous d'ingrédients produits par des types comme moi, dans d'autres terroirs... Ou en le mangeant sans rien, comme cela. 

Sacré cornichon, va!

Les premiers pas...

Le cornichon est une plante très gourmande, il faut donc l'installer dans un sol très riche, en amenant également beaucoup de compost, premier exercice physique de la saison ! Deuxième étape, la pépinière ! De la petite graine (biologique, variétés traditionnelles françaises) à la petite plante prête à repiquer... 

Croissance plus

Tous aux abris ! 

Le cornichon est une plante qui croît à une vitesse folle, en faisant des ramifications partout. Oubliez-là quelques jours, et vous serez vite envahis ! Ce qui a conduit Veronica Dall'Antonia à illustrer quelques croquis des cauchemars du producteur de cornichons, ci-dessous ! 

Les cauchemars du producteur de cornichons

Par Veronica Dall'Antonia

La maison envahie par les cornichons pendant la nuit...

Le cornichon kidnappant son producteur... 

Réveil difficile avec la Cornichonne... 

Jolie plante, non?

Cornichons et abeilles

Le cornichon est une très belle plante, et produit de nombreuses fleurs, pour les vieilles variétés traditionnelles, des fleurs mâles et femelles, pleines de nectar. Les abeilles adorent les cornichons et viennent butiner, permettant ainsi la pollénisation et la bonne production. La cueillette se déroule donc au beau milieu de milliers d'abeilles venues butiner le nectar pour faire du miel, tout en permettant la venue au monde des cornichons. 

Au domaine, nous faisons tout pour créer un havre de paix pour ces auxiliaires de nos cultures. 

Tous les jours!

La cueillette

Les cornichons grossissent à une vitesse folle. Comme je l'explique souvent, à l'origine, nous avions toujours quelques pieds de cornichons dans le potager, pour notre propre consommation. Et nous n'arrivions généralement pas à les récolter à temps et finissions toujours avec des concombres... Il faut donc cueillir chaque jour lors de la pleine période de production, et transformer dans la foulée !  

En cuisine

Au vinaigre !

La recette est une vieille recette familiale de la reine mère ! Un vrai cornichon vinaigré de tradition.  

Fraîchement cueilli de la journée, les cornichons sont frottés, lavés, rincés, et mis au vinaigre (biologique) avec des herbes du jardin, du sel de Guérande, et des épices certifiés biologiques, d'une coopérative de producteurs indiens (Voilà un vrai beau produit des Indes). 

En tranches, c'est aussi très bon !

Alternative : 

"Le P'tit Vert du Nord" est aussi disponible en version tranchée, pour les sandwichs, les tartines au beurre, et tout ce que vous voulez ! Fait avec les cornichons gagnants d'une partie de cache-cache, s'étant tout de même fait coincer le lendemain, trop dodus pour rentrer entiers dans les bocaux, et donnant donc une version tout aussi traditionnelle : le cornichon tranché. 

Beau produit, belle gueule

L'union fait la force

Un jour, de passage en Italie, j'ai griffonné un croquis d'étiquette sur le coin d'une table d'un vieux bistrot piémontais. C'est la chose ci-jointe. Envoyée à Veronica Dall'Antonia, ma compagne, la chose s'est transformée en l'étiquette finale... ! 

Emballé, c'est pesé

Où trouver "Le P'tit Vert du Nord"?

Pour toute autre demande, contactez-moi ! 

- Dans le Pas-de-Calais :

En vente à l'unité, ou en carton de 12 bocaux, au domaine agricole, pendant les heures d'ouverture ou sur les marchés de St-Omer, Audresselles ou Wissant (Cliquer ici pour les lieux et horaires).

- A Bordeaux :

A la Brasserie Bordelaise de Nicolas Lascombes, 50 rue St-Rémi à Bordeaux, les cornichons de la récolte 2016 sont à la carte, pour accompagner notamment les fantastiques planches de charcuterie de porc noir gascon bio de la famille PLANTY. (La boucle est bouclée, "la Brasserie" alias "Chez Nicolas" est un lieu que je fréquente depuis mon arrivée à Bordeaux et une des premières personnes rencontrées lors de mon arrivée à Bordeaux en 2008 était un certain...PLANTY Xavier, qui m'avait transmis sa vision d'une certaine agriculture de caractère...!).

Les cornichons "Le P'tit Vert du Nord" sont aussi disponibles dans un fantastique bistrot à l'ancienne : Au Puy Paulin, place Puy Paulin, en plein centre ville, chez Loreleï et Julia.

=>La récolte 2017 sera aussi disponible à la vente à Bordeaux, pour les particuliers dès septembre 2017.

Attention : Prochaine récolte disponible dès début septembre 2017.

Précommandes : Vous souhaitez pré-commander vos cornichons 2017? Envoyez-moi un mail à jmagniez@bplusvins.com pour profiter de la souscription 2017, production limitée !



Jambon-Beurre-Cornichon

Que faire avec "Le P'tit Vert du Nord"? 

Faisons un court détour par le vin, si vous le voulez bien. En Allemagne, en moyenne, le vin est consommé en dehors des repas, devant un match de foot à la télé, avec des amis que vous invitez pour un apéritif, etc. (Attention aux problèmes interculturels, et cette fameuse blague franco-allemande : Un couple allemand invite un couple français à passer chez eux vers 18h30. Après quelques verres de vins, et deux-trois bricoles à grignoter, les Français se demandent "Mais quand est-ce qu'on mange?" et les Allemands "Mais quand est-ce qu'ils partent?"...).

Que disais-je...Oui, en Allemagne, le vin est consommé en moyenne en dehors des repas, ce qui veut dire que le vin doit être plus rond, moins frais, avec moins d'acidité et de tanins alors qu'en France, en moyenne, le vin est plutôt bu au cours d'un repas, pour accompagner, si vous allez jusqu'au bout, un vrai plat en sauce, des viandes, une raclette, ce qui fait que des vins avec de beaux tanins, et de belles acidités, passent à merveille, et c'est plutôt dans cette tradition que nous excellons.  

Pour les cornichons, il est possible de retrouver ces deux écoles. Le grignotage hors repas, avec un cornichon dans un jus plutôt sucré, pour du picorage, et le cornichon "gastronomique", celui qui accompagne les jambons, le lard, les fromages, les plats en sauce, tout ce qui fait la fierté du zinc d'un bon bistrot, et celui-là est bien vinaigré, pour s'associer à la nourriture.

Vous m'avez compris, "Le P'tit Vert du Nord" est plus dans cette tradition française du cornichon vinaigré, qui comporte un certain nombre d'adorateurs.

Néanmoins, soyez curieux et créatif, tout est possible, pourquoi pas un dessert aux cornichons, comme me le suggérait un chef bordelais ? 

Et le prix dans tout ça?

10€

Le prix au domaine de mon bocal de cornichons se situe à 10€ (et non pas à 9,99€), soit de 2,5 à 5 fois le prix d'un bocal de cornichon industriel, variétés "de laboratoire" hybrides F1, production low-cost délocalisée bien loin, ingrédients les moins chers, conservateurs, cultivé avec des produits chimiques de grosse cavalerie (que cela soit des herbicides, des insecticides ou bien encore des fongicides, ou un savoureux cocktail des trois). 

Avec ça, vous prenez le billet aller d'un voyage vers la production agricole de très haut vol, à partager avec des amis lors d'une belle soirée de retrouvailles, à emporter à la campagne pour un pique-nique de l'été indien ou du printemps, pour un apéro devant une cheminée de maison de campagne, une raclette animée, et bien d'autres choses. 

Profitez, vous avez un produit exceptionnel entre les mains, et vous contribuez à la vitalité des campagnes!

Politique de prix chez nous : 

(qui devrait être une évidence, mais un rappel ne fait jamais de mal)

Notre mode de production est à l'ancienne, le travail manuel et physique est omniprésent, et ma journée de travail en saison dure bien souvent 16heures. La politique de prix pratiquée pour nos fruits et légumes est une simple politique de prix juste reposant sur les choses suivantes :

- Prix juste pour produire des légumes les plus goûteux, en prenant des risques sur des variétés beaucoup plus goûteuses mais beaucoup moins productives et beaucoup plus fragiles, demandant beaucoup plus de suivi.

- Prix juste pour être autonomes, vivre de notre travail correctement, avec le cadre fiscal, juridique et législatif qui est le nôtre en tant qu' "indépendants" en 2017.

- Prix juste pour pouvoir investir correctement sur le domaine dans un outil de travail peu technique mais efficace et simplifiant la vie.

- Prix juste pour pouvoir embaucher des assistants-maraîchers et saisonniers, les rémunérer correctement pour ce dur labeur, prendre le temps de former des apprentis, des stagiaires et leur fournir des conditions de travail les plus correctes.

- Prix juste pour pouvoir se reposer quelques weekends et deux à trois semaines par an de break hivernal, ce qui n'est pas trop demander.

- Et prix juste pour pratiquer une agroécologie poussée (la certification biologique viendra ces prochaines années, les pratiques sont dès la reprise déjà plus pointues que le cahier des charges européens de base).

Artisanat, beaux produits, et valeur.

Tout le monde trouve normal d'avoir au moins un rapport de 1 à 5 ou de 1 à 10 entre une chose low-cost discount ou entrée de gamme et un bel objet bien fait, sans même aller jusqu'à des rapports normalement bien plus importants entre une production low-cost/entrée de gamme et sa version la plus exceptionnelle, par exemple un vêtement fast-fashion (disons 19,99€, chemise H&M) et un beau vêtement fait comme il faut (disons 120€, chemise Made in Italy sur un beau tissu chez Lanieri, sans parler d'une chemise Charvet sur mesure à 400-500€), entre une voiture d'entrée de gamme (type C1 à 10 000€) et une belle berline allemande (type A6 à 50 000€, sans parler d'une Porsche Panamera, à 100 000€), une paire de chaussure lambda produite par des petites mains agiles (type Adidas Stan Smith à 45€) et une belle paire de chaussures qui vous dure une vie (comme une paire de bottines Chelsea d'un bon fabricant anglais, autour de 450€, sans parler d'une belle paire de chaussures sur mesure, faîte dans les règles de l'art par un bottier français ou italien, à quelques milliers d'€), entre un dîner en amoureux chez Mac Donald's (qui vous coûtera quand même une dizaine d'euros par personne), et un dîner dans un très bon restaurant (de 50€ à 100€ par personne, sans parler d'un menu Dégustation dîner à l'Arpège, trois étoiles, 390€ par personne - sans les vins).

Par contre, quand nous arrivons à une chose aussi essentielle et symbolique que la nourriture que nous ingurgitons, qui nous donne nos forces, ou nous rend malade, rien de moins, gare au scandale ! Cet été 2016, pendant une longue soirée et une partie de la nuit à mettre les cornichons en bocaux, toutes les radios, journaux, télés crépitaient, deux exemples : "Les fruits et légumes n'ont jamais été aussi chers que cet été" (Le Figaro), "Les prix des fruits et légumes battent des records. Selon le baromètre annuel de Familles rurales, par rapport à 2015, le prix moyen d'un kilogramme de fruits a augmenté de 0,53 euro. Pour les légumes, la hausse est de 20 centimes." (Le Monde).  Le prix moyen de vente de ces fameux légumes (moyenne sur haricots, tomates, pois, carottes, etc...) hors-de-prix était de 2,30€ le kg, soit, croyez-moi, un prix moyen complètement ridicule pour obtenir un légume qualitatif, goûteux, plein de nutriments, produit comme il faut, ultra-frais, et fait en France, par des producteurs pouvant en vivre, sauf à considérer qu'il est normal que ceux et celles qui nourrissent la population ne puissent pas en vivre correctement eux-mêmes. Sacrément idiot. 

En bref 

Il faut 6 mois de dur et beau labeur entre la préparation du sol, le semis, l'élevage des plants en pépinière, l'entretien des plantes, le désherbage, les soins aux plantes, la récolte, le nettoyage, la transformation, la mise en pot, le collage de la belle étiquette, la mise en carton pour repos, et la mise sur le marché. Tous les ingrédients du jus que je ne produis pas (épices bio d'une coopérative biologique de paysans des Indes - ici, un vrai produit de qualité de l'Inde, vinaigre bio, sel de Guérande) sont choisis comme étant les meilleurs de leur catégorie. Ce cornichon est le fruit d'un travail réfléchi, pointu, fin, artisanal, cohérent, et manuel de A jusqu'à Z. Il concentre une quantité de gestes, d'attention et d'heures de travail pour aboutir à ce bocal que vous tenez entre vos mains, veinard(e)! Profitez bien de ce vrai beau produit et soyez fiers de faire vivre les campagnes ! 


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